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Reconstructive surgery for life reconstruction

Marc Pechère

Dr Marc Péchère

Vice-Président 2C

Dermatologue et consultant en télémédecine

Comment êtes-vous venu à vous engager dans des actions humanitaires ?

Depuis “toujours”, je me suis intéressé à la médecine humanitaire mais il a fallu attendre des rencontres et des circonstances pour que je m’implique concrètement. Responsable de la consultation de maladie de peau liée au VIH au début des années 1990 aux hôpitaux universitaires de Genève, j’ai senti le besoin d’aller voir “sur place” comment les choses se passaient et en particulier en Afrique sub-saharienne. Tout s’est subitement accéléré suite à la rencontre d’un couple d’archéologues, Anne et Eric Huysecom, spécialistes de l’Afrique de l’ouest. Ensemble, avec Antoine Geissbuhler et des partenaires maliens, nous avons monté un projet très ambitieux de développement durable en pays Dogon. Nous avons créé une association appelée Dimmbal.ch que j’ai présidée pendant plusieurs années, et qui s’occupe d’éducation, de culture, d’économie et de santé. Parallèlement, je me suis investi dans des projets de télémédecine à travers le réseau d’Afrique francophone de télémédecine (RAFT). Depuis le début des années 2000, je dédie donc régulièrement de mon temps à différents projets humanitaires tant du point de vue dermatologique que de santé en général.

Malgré les progrès en matière de soins médicaux de base, de nombreux pays manquent cruellement d’expertises dans les domaines thérapeutiques, pouvez-vous nous dire en quelques phrases, vos expériences.

Effectivement, il existe de véritables déserts médicaux sur notre planète. J’ai été amené à visiter des nombreux hôpitaux et dispensaires; dans lequel la moindre intervention chirurgicale tourne au cauchemar en raison soit, de l’inexpérience des soignants ou du manque de matériel mis à leur disposition. Les conditions de travail, d’isolement, le manque de médicaments de base et l’absence de formation continue sont très souvent associés à des drames humains qu’il serait facile d’éviter. Lorsque l’on est témoin de ces situations, on est extrêmement choqués et cela renforce notre désir de nous impliquer dans une activité humanitaire.

Vous êtes le vice-président de la jeune association “2nd Chance”, le développement des liens sud-sud vous est cher, pourquoi ?

Je suis convaincu que les meilleures solutions pour nos amis du sud doivent venir d’eux-mêmes. Nous sommes des privilégiés et je pense que les gens du nord doivent transmettre un certain savoir-faire et des méthodes de travail qui seront ensuite adaptés à la réalité du terrain. L’association « 2nd Chance » peut être un formidable relais pour l’enseignement de la chirurgie reconstructive d’une part, mais aussi pour donner le matériel adéquat à nos partenaires qui doivent travailler dans des conditions difficiles. De plus, le financement des traitements pour les indigents permet aux patients de se faire opérer sur place par les chirurgiens locaux, ce que nous jugeons très important.

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